Février dans les roseaux gelés

Le gel a lâché depuis deux jours, et les chaumes de roseaux secs qui bordent les fossés sont déjà habités. Un mâle de bruant des roseaux — plumage hivernal, calotte encore brune striée — s'accroche au sommet d'une tige et scrute les alentours. Il sera bientôt l'un des chanteurs les plus persistants du marais, mais en février, il se contente d'un chip sec et discret.

Le bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus) est l'un des passereaux caractéristiques des zones humides des Hauts-de-France. En hiver, il forme des petits groupes dans les roselières et les prairies humides, souvent mêlés à d'autres espèces comme les bruants des neiges ou les pipits spioncelles.

Identification et plumage

En plumage hivernal, le mâle peut prêter à confusion : la calotte noire de la reproduction est remplacée par un motif brun-roux fortement strié. Ce sont les moustaches blanches et le sourcil crème qui permettent l'identification. La femelle est encore plus cryptique, mais le dessin de la tête reste distinctif.

Conseil terrain : En hiver, cherchez le bruant des roseaux dans les roselières basses et les prairies à carex. Il se pose volontiers au sol et peut rester immobile plusieurs secondes — idéal pour la photo.

Photo dans la lumière hivernale

J'ai photographié cet individu à contre-jour rasant, ce qui donne aux chaumes de roseaux cette teinte ambrée si caractéristique de l'hiver. Pour le sujet, j'ai maintenu une légère surexposition (+0,5 IL) afin de ne pas perdre le détail du plumage strié dans les ombres. Sony A7 IV, 600 mm, 1/800s, f/8, ISO 1600.